Publié le 7 mai 2026
Usufruit et nue-propriété : le démembrement expliqué simplement

Le mot « démembrement » a de quoi intimider, mais l'idée est simple. La pleine propriété d'un bien peut se diviser en deux :
- l'usufruit : le droit d'utiliser le bien et d'en percevoir les revenus (habiter un logement, toucher des loyers) ;
- la nue-propriété : le fait d'être propriétaire sur le papier, sans pouvoir en jouir tant que dure l'usufruit.
À quoi ça sert pour transmettre ?
À une chose précieuse : on peut donner la nue-propriété d'un bien à ses enfants tout en conservant l'usufruit. Concrètement, on continue d'habiter sa maison ou de percevoir les loyers, mais on a déjà transmis le bien. Au décès, les enfants récupèrent automatiquement la pleine propriété, sans droits supplémentaires à payer.
L'intérêt fiscal
La donation ne porte que sur la valeur de la nue-propriété, inférieure à celle de la pleine propriété. Et cette valeur dépend de l'âge du donateur : plus on donne tôt, plus l'avantage est marqué. Ces valeurs sont fixées par un barème légal, à titre indicatif ; votre notaire les précisera.
Le démembrement peut aussi protéger le conjoint, par exemple via une clause de réversion d'usufruit qui lui assure des revenus.
C'est un outil puissant, mais technique, qui se chiffre au cas par cas selon votre âge et votre patrimoine. C'est aussi l'un des leviers les plus efficaces pour alléger les droits de succession. Un notaire est indispensable pour le mettre en place correctement, et votre bilan vous indiquera s'il est pertinent pour vous.
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