Publié le 14 juillet 2026
Faut-il davantage taxer l'héritage ? Le débat de l'été, expliqué calmement

À chaque préparation de budget, la fiscalité de l'héritage revient dans le débat public. L'été 2026 ne fait pas exception, avec des propositions très commentées. Chez Prealys, notre rôle n'est pas de prendre parti : c'est de vous aider à comprendre ce qui se discute, et à distinguer ce qui existe de ce qui n'est qu'une hypothèse.
Qui propose quoi
Trois pistes alimentent le débat actuel :
- Le gouvernement souhaite rouvrir la discussion en s'inspirant d'une proposition de l'économiste Philippe Aghion, prix Nobel d'économie 2025 : orienter une partie des grandes transmissions patrimoniales vers des fonds souverains, avec une fiscalité alourdie pour les héritiers qui ne joueraient pas le jeu. Nous détaillons cette idée dans un article dédié.
- Au Sénat, une proposition de loi défend un impôt sur les grandes successions, dont le rendement est estimé entre 10 et 15 milliards d'euros par an (exposé des motifs, senat.fr).
- Certains évoquent enfin un recalibrage des abattements selon le degré de parenté.
Ce qui existe aujourd'hui (et qui, lui, est certain)
Pendant que ces pistes se discutent, les règles en vigueur, elles, sont connues : abattement de 100 000 € par parent et par enfant renouvelable tous les 15 ans, barème progressif en ligne directe, exonération totale du conjoint et du partenaire de PACS. Nous les détaillons dans notre article sur les leviers pour alléger les droits.
L'essentiel à retenir
Rien n'est voté. Ces propositions sont des hypothèses de travail pour les prochains budgets, et l'histoire récente montre que beaucoup d'idées de réforme de l'héritage ne franchissent jamais la ligne d'arrivée. La seule décision utile aujourd'hui : connaître votre situation sous les règles actuelles. C'est exactement ce que permet un bilan successoral, gratuit et sans engagement. Votre notaire, lui, suivra les évolutions et adaptera votre stratégie si la loi change.
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