Publié le 13 juillet 2026
20,8 milliards d'euros : qui paie vraiment les droits de succession en France ?

Un chiffre a beaucoup circulé cet été : en 2024, les impôts sur les transmissions ont rapporté 20,8 milliards d'euros à l'État français, soit 44,5 % de l'ensemble des recettes de ce type perçues dans l'Union européenne. En huit ans, ces recettes ont bondi de près de 70 %. La France est-elle pour autant « championne d'Europe » de l'impôt sur l'héritage pour tout le monde ? La réalité mérite d'être décomposée.
Ceux qui ne paient rien (et ils sont nombreux)
- Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont totalement exonérés de droits de succession.
- En ligne directe, chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € par parent. Une part importante des successions familiales passe ainsi sous le seuil imposable : la moitié des Français hériteront de moins de 70 000 € au cours de leur vie.
Ceux qui paient beaucoup
- Hors ligne directe, la note change d'échelle : 35 à 45 % entre frères et sœurs, 55 % pour les parents éloignés, et jusqu'à 60 % pour les personnes sans lien de parenté, après un abattement quasi symbolique. C'est la situation des couples non mariés, des familles de cœur, des amis proches. Des outils comme l'assurance-vie ou le testament prennent ici toute leur importance.
- Les patrimoines moyens avec de l'immobilier : avec des abattements inchangés depuis 2012 et des prix immobiliers qui ont fortement monté, de plus en plus de successions « ordinaires » deviennent taxables. Nous y consacrons un article dédié.
Ce que cela veut dire pour vous
La bonne question n'est pas « la France taxe-t-elle trop ? », mais « où en suis-je, moi, avec les règles actuelles ? ». C'est précisément ce que montre notre bilan successoral gratuit, qui estime l'ordre de grandeur des droits dans votre situation. À titre indicatif, toujours : votre notaire établira le calcul exact.
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